• Investigation

     Qui suis-je ?

    Quel est ce « je » qui sort de ma bouche à chaque instant, de façon automatique ?

    C’est drôle, pendant toutes ces années, jamais il ne m’est venu à l’idée de voir d’où il venait, à quoi il faisait référence. Comme une conviction intime qu’au fond, aucun savoir n’était utile à cela, l’expérience suffisait à m’en convaincre. Et pourtant une croyance s’est posée et s’est enracinée.

    Alors comme une brise légère, porter attention, laisser résonner, se laisser ressentir « je suis ».

    « Tu es assis sur un trésor » dit l’Evangile. Cette phrase est entendue dans sa plénitude, elle est épousée entièrement.

    Par la magie et l’art de l’attention, le sentiment « je » glisse doucement d’une image mentale ou d’une perception à un sentiment élargi plus subjectif puis s’évapore entièrement pour se fondre dans la Présence.

    Oui s’abandonner totalement, lâcher en totale confiance toutes les croyances que j’avais à propos de qui j’étais. Rien sur quoi se raccrocher, il n’y a aucun savoir. Je ne sais pas, « Je suis » et c’est la confiance même qui me saisit.

    Le trésor se révèle alors, je vois bien au-delà des yeux. Je vois et n’ai cessé de voir depuis cet espace tranquille…..et je ne le voyais pas.

    La pensée « je » est simplement une cristallisation ou contraction énergétique qui donne l’illusion d’une dualité où « je » se sépare de l’Un.

     « Être » ne demande aucun effort,  le faire n’appartient pas à l’Être. Chercher à « Être » ce que l’on est n’a pas de sens, nous sommes dans cet état d’être en permanence. Juste « Être ».

     


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  • Commentaires

    1
    Louise
    Samedi 21 Février 2015 à 14:38

    Merci pour ces paroles qui permettent la réflexion - ou plutôt une méditation intérieure -   Quand on est bien "cristallisée" dans la SOUFFRANCE DU "JE" difficile de lâcher le mental et SES HABITUDES ..ornières même ..!  Quand "l'autre" est injuste avec nous, ou tout autre chose, et que l'on n'a pas vraiment les moyens de réagir de manière juste - pourtant ON NE PEUT PAS TOUT ACCEPTER - on n'arrive pas à le dire, car complétement touchée et anihilée  ; (ou si parfois on répond, ce n'est pas avec calme) et là on sait parfaitement que l'on n'est pas dans le "juste", en attendant d'être plus éveillée .. n'y a t'il plus qu'à accepter ?     ... Excusez ma phrase un peu lourde ! Merci pour votre réponse.


     

    2
    Mardi 24 Février 2015 à 08:59

    Bonjour Louise,

    Il n'y a personne pour être cristallisé dans la souffrance du "je", c'est la croyance en l'existence d'un "je" l'objet même de la souffrance. Le "je" fait partie des pensées qui sont crues tout comme l'existence d'un mental objet. 

    L'autre n'est jamais "injuste" envers nous, l'injustice est une sensation corporelle pure ressentie dans le corps. Pour tenter d'échapper à l'instant jugé inacceptable ou trop souffrant, la sensation n'est pas "épousée" et l'injustice est attribuée à une personne ou une situation. 

    L'acceptation ne vient jamais de la personne que l'on croit être puisqu'elle n'existe pas. Elle se révèle lorsqu'il est vu qu'il n'y a personne pour accepter, un "laisser être" total de tout ce qui émerge dans l'instant pur. Alors il n'y a plus 2, "moi" et l'acceptation, l'acceptation "est". Tout n'apparaît pas à "moi" mais en "Moi" Présence Conscience.

    Voyez dans votre phrase qu'il y a attente d'un éveil. Mais qui pourrait bien s'éveiller ?  et s'éveiller de quoi ?

    Je vous invite ainsi à investiguer plus en profondeur :  de quoi est fait ce "je" à qui appartiendrait ce corps-mental ?

    Bien à vous

     

    Marion

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