• L'appel profond à se reconnaître n'a rien à voir avec un désir.

    Le désir est lié à l'idée d'être quelqu'un.
    Ce quelqu'un désire.
    Il pense que l'éveil va lui apporter un mieux être, un état de félicité permanente, une joie existentielle stable, de belles émotions, un nouveau job épanouissant, un compagnon avec qui la communion sera totale...

    L'appel profond à se reconnaître n'a rien à voir avec tout ceci.
    Cet appel n'est pas "personnel".
    Il n'est pas une recherche d'un expérientiel particulier.
    Il est une aspiration profonde à "Voir" la réalité telle qu'elle est, dans l'instant, coûte que coûte et quoi qu'il se passe.

    Qu'est-ce qui est vraiment vrai, dans l'instant ?
    Qu'est-ce que "je" ? À quoi fait-il référence ?

    Cette aspiration entraîne souvent de l'inconfort
    L'inconfort de réaliser que tout ce que l'on croyait vrai n'est en réalité qu'une pensée crue.
    L'inconfort de réaliser que ce que l'on pensait stable, ce sur quoi l'on pensait pouvoir se reposer est en réalité en perpétuel mouvement, changement.
    L'inconfort d'assister à l'effritement de notre monde, ce monde sur lequel nous avions bâti toute notre identité.

    L'éveil est à ce prix, il ne reste rien, absolument rien à quoi se raccrocher, quel cadeau ! :))
    Alors la Reconnaissance peut se révéler, se dévoiler doucement.
    C'est la Grâce.
    La Beauté des retrouvailles.


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  • Il y a souvent méprise sur ce qu'on appelle "le mental".
    Le mental n'est pas auteur de quoi que ce soit, il ne "fait" rien, il n'est pas un contenant.
    Il est simplement l'ensemble des pensées perçues.
    Or une pensée n'a jamais rien fait en et par elle-même. Le contenu, la structure même de la pensée est vide.
    Comment ce qui n'a pas de consistance, de réalité propre pourrait-il résoudre, améliorer, quelque chose ?
    Comment ce qui n'a pas de consistance pourrait-il être la source de ce que nous sommes : Conscience d'Être, Êtreté ?
    Alors, rien ne sert de se "creuser la tête" pour se trouver, pour se reconnaître :))
    La clé est le retournement de regard par l'expérimentation directe, la vision au-delà du mental.
    Quelle est la Source, l'origine de la pensée ? il n'y a aucune réponse mentale à cela.
    La vision veut dire revenir à, devenir ou plus justement "être consciemment" la Source, la "ressentir" comme étant Soi en quelque sorte.
    Là est la libération.
    Là est "Je Suis".


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  •  La véritable Compassion inclut et est bien au-delà de l'élan et du sentiment de compassion envers quelqu'un.
    La véritable compassion balaye tout sur son passage 
    J, elle oublie l'autre et le monde en tant que différents d'elle-même.
    Elle est sans dualité et ne prend pas naissance à partir de concepts.

    La véritable Compassion se révèle et brille lorsque le mental a été "brûlé", vu pour ce qu'il était.
    On pourrait dire qu'il n'y a que Compassion, nous sommes cela même.

    Lorsque ceci est reconnu alors d'elle-même, naturellement, elle se transmet dans le monde et transparaît à chaque instant.
    Naturellement, elle peut subtilement infuser et répandre son parfum en chaque forme, chaque situation.

    C'est l'Amour, la Beauté, la délicatesse infinie, peu importe le mot employé, il revêt la même Réalité.


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  • Les mots font partie du monde duel, du monde phénoménal.
    Ils sont utilisés pour essayer de comprendre, capter la réalité, la saisir... sans jamais y parvenir.
    Les mots ne font que décrire alors, de par leur nature même, c'est comme s'ils "trahissaient" le vécu direct.

    Et puis les mots sont des sons qui vibrent et parfois, lorsqu'ils sont émis, une "musique" est perçue.
    Une musique qui n'a rien à voir avec leur contenu, une musique au-delà du sens qu'on leur attribue, une musique au-delà même de la vibration où pourtant "quelque chose" est entendu.
    Ce "quelque chose" n'est pas une chose.
    On pourrait dire un vide plein, une pureté vierge qui ne connaît pas les limites qu'impliquent les mots, et en même temps qui les englobe et en est la substance.

    Une Grâce, la grâce de la Reconnaissance entendue, ce que je suis qui se reconnaît.
    Joie.


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  •  Ce que je suis EST, toujours, et ne dépend pas de la personne.

    Il faut une pensée crue telle que "je ne suis pas éveillé" ou bien "je suis réalisé" pour donner l’illusion que ce que je suis est un "je" personnel.
    C'est comme si ce que je suis devenait un concept : "je", et l'histoire commence.

    En réalité, il n'existe pas de "je" individuel pour affirmer "j'ai ou je n'ai pas atteint l'illumination" parce que le "je" individuel n'est qu'une pensée parmi les autres.

    Lorsque cette pensée est vue comme une simple pensée, elle s'effondre et ce que je suis se dévoile alors spontanément, naturellement, de soi-même.
    En réalité, "je" fait toujours référence à ce que je suis, Présence, Conscience.
    Et ce que je suis est à jamais éveillé.


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