•  La Conscience est la source et la substance, la nature de tout ce qui apparaît.
    Le conflit naît de la pensée crue qu'elle habite certaines formes en particulier et d'autres non.
    Si vous voyez que cette pensée n'est en réalité qu'une pensée parmi d'autres, elle passe et se dissout.
    Que reste-t-il dans l'instant ?
    Si vous découvrez "Cela en quoi" la pensée apparaît et disparaît, alors vous réalisez que la Conscience "semble" simplement revêtir certaines formes sans jamais être autre chose qu'elle-même en réalité.

    La mort n'existe pas pour la Conscience, elle est tout ce qui est, et tout ce qui est ne cesse jamais d'être.
    L'éveil n'existe pas pour la Conscience, elle brille déjà à jamais.
    L'exclusion, le rejet tout comme l'acceptation n'existent pas pour la Conscience, tout est déjà "acceptation" en essence.
    La Conscience est Une, sans aucun point de référence.

    C'est l'Amour, au Coeur même de l'Instant.

     


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  • Combien de temps vous faut-il pour Être ?

    A quelle distance de vous se trouve Être ?

    Il n’y a rien à changer, améliorer, ni personne à purifier, rendre parfait.

    Le bonheur est ici.

    L’Eternité est ici.

    Ici n’est pas quelque part.

    Tout est ici.

    Tout est Conscience.

    Et vous êtes cette Conscience,

    Conscience consciente d’elle-même.

    Beauté pure.


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  •  

    La recherche de la paix, du bonheur est l 'expérience même de la souffrance.
    Lorsqu'il n'y a aucune quête d’un ailleurs, d’un autre état, d’un futur meilleur, autrement dit quand l’instant est pleinement vécu, embrassé, tel qu’il est, sans interprétation mentale, aucune souffrance, aucune pensée "souffrance" ne peut émerger.
    La souffrance est l'activité même de résistance à l'instant.
    Et l'activité même de résistance est interprétation mentale de ce qui se présente.
    Alors, si une résistance apparaît, ne pas y résister :) 
    La laisser Être pleinement.
    Là résident Paix et Clarté.


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  •   Le mental n’est pas une chose, un objet, un contenant, il n'a pas d'existence propre. 

     Il est l’agitation, l’activité même de recherche. 

     Le mental qu'on dit au repos, calmé, n’est pas un mental rempli de Paix. 

    Il y a simplement vide mental, absence d'agitation, dans l'instant. 

    Et celui qui désire si ardemment la paix du mental est-il lui-même en paix ? 

    Voyez-vous la contradiction ? 

     Ce qui est par nature agité  ne peut pas être "en paix". L’agitation ne peut jamais devenir autre chose que ce qu’elle est en essence. 

    La véritable paix est au-delà du calme et de l’agitation. C’est notre nature même. Ce que je suis n’est pas en paix, Je Suis la Paix même, une paix qui à la fois irradie (calme, agitation...) et se trouve être la substance même de l’expérience. 

     

     

     

     


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  •   Il n’y a véritablement qu’Expérience.

    Très souvent, « faire l’expérience de » est une pensée qui vient scinder la Réalité en deux parties : d’une part un sujet « moi » auteur de l’expérience, et d’autre part un objet appelé « non moi » qui semble être alors cela même qui est expérimenté. Et le lien entre les deux serait alors appelé l’expérience : « je fais l’expérience de l’amour ».

    Cette scission de la Réalité en deux entraîne automatiquement, on le voit, l’émergence de l’idée d’un « moi », limité par un corps et un mental, qui ferait « l’expérience de » et dans lequel siègerait la conscience. Cette dernière serait donc limitée et sentie comme « à l’intérieur du corps », n’imprégnant que lui, le reste du monde s’en trouvant à l’extérieur et n’en étant pas lui-même imprégné. Nous voyons ici que la croyance en un moi agissant est directement liée à celle d’un monde extérieur à « moi ».

    Ainsi la perception de la Réalité s’en trouve déformée. Le monde est alors vu éloigné, distant de « moi » et, selon les instants, porteur de bonheur ou de souffrance.

    En Réalité, « je » ne fais aucune expérience, il n’y a qu’Expérience et c’est ce que je suis. Celle-ci n’est pas localisable, objectivable, quantifiable, comparable. Elle n’est tout simplement pas une chose extérieure dans un monde.

    Il faut à nouveau le jaillissement d’une pensée pour faire naître la division, soit un « autre », un univers. En l’absence d’une pensée, aucune résistance, aucune diversion au vivre de l’instant.

    L’Expérience est Une, sans deux, et se révèle telle qu’elle est, à elle-même, elle n’est faite que d’elle-même. Il y a pure intimité.

     

    Ce que je suis imprègne toutes les formes uniformément, se connaît en tant que formes, en est la substance même mais ne se perd jamais dans aucune d’elles séparément. Il faut une contraction ou attention pour qu’un objet particulier prenne forme en apparence.

    Ainsi peu importe le mot que nous allons prendre pour décrire l’Expérience puisqu’il ne peut engendrer aucune comparaison, toute comparaison ne pouvant naître à nouveau que d’une compréhension mentale.

    Ce mot peut être la Conscience, l’Amour, la Paix, la Présence, la Connaissance, notre vraie Nature, notre Soi, Je Suis….

    Il n’est jamais objectivé, interprété, magnifié. Il est juste différent selon le vécu de l’instant. Et il n’est pas à confondre avec des états du corps et du mental (sensations, perceptions) qui sont eux, fluctuants et impermanents.

     

    Ce que je suis se danse et se célèbre dans cet « apparent » mouvement que l’on appelle Vie. Et même cela est de trop car ce que je suis n’a pas d’extérieur à lui-même. Il reste alors le silence, mais un silence sans contraire, sans définition. Pas de distance, pas de temps.

     

    Ce que je suis n’est pas « de ce monde ». Il n’y a qu’Essence.

     


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