• Il n'y a rien de spécial à faire avec les sensations, les pensées, les émotions.
    Pouvons-nous simplement dire oui à tout ce qui se présente à nous ?
    Pouvons-nous permettre à chaque instant d'être simplement tel qu'il est ?
    La fin de la souffrance ne se situe pas dans un arrêt dans un temps futur plus ou moins long.
    L'arrêt de la souffrance est au coeur même de la souffrance, dans un grand Oui avec ce qui se présente à nous.
    Alors, dans ce grand oui la détente peut se produire.
    Alors dans ce grand Oui demeure une sensation corporelle légère.
    Alors dans ce grand Oui, il est perçu que la souffrance de départ n'est plus "douloureuse", "souffrante".
    Certes elle demeure ET la particularité est qu'elle a été épousée.
    Elle a perdu son pouvoir de "fascination".
    Il n'en reste rien,
    juste une transparence.
    A cet Instant il y a Un sans deux.
    Ce qui Est.
    La beauté même

     


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  • N'accorde aucun crédit au contenu du mental.
    Ne suis pas automatiquement ce qu'il te dit.

    L'impression de division, de séparation naît avec la croyance que ce que les pensées racontent est forcément vrai.
    L'impression de division naît avec la croyance qu'il y a un "moi" à qui elles peuvent appartenir.
    L'impression de division naît avec la croyance qu'elles sont souffrance et qu'elles doivent s'arrêter.

    Les pensées ne sont la propriété de personne. Il n'y a donc rien qui puisse être fait pour les garder ou les éloigner.
    Vois simplement qu'elles ne sont pas la réalité, elles passent, comme les volutes de fumée.
    Vois simplement qu'elles n'apparaissent pas "à toi" en tant qu'individu mais "en Toi" Conscience ;
    Alors émergera la légèreté,
    Alors émergera la tranquillité,
    Celles qui demeurent quoi qu'il se passe.
    Elles demeurent car elles émanent directement du Coeur,
    Elles demeurent car elles émanent directement de la Conscience.


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  • L’éveil est un changement de perspective.
    C'est la fin de la croyance en l'existence d'un "moi" auteur.
    Ce qui se présente n'apparaît donc pas à "moi" mais plutôt survient "en Moi" Conscience.

    Rien dans le monde ne change, c’est la perception que nous avons de ce monde qui se modifie. Les opposés sont alors vus comme illusoires. La dualité n’est plus jugée, colorée, connotée donc souffrante, c’est simplement ce qui se produit.

    Au début, j’ai été très déroutée par cette constatation. Les mots étaient vides de sens, c’est à dire qu’ils ne pouvaient plus être rattachés à aucun concept. Je comprenais bien intellectuellement toujours leur sens premier mais « je n’y avais plus accès » alors je pouvais remplacer un mot par n’importe quel autre, ce n’était pas un problème.

    Après la Reconnaissance que "Je Suis cela même qui accueille tout", il y a souvent une période que l’on nomme « lune de miel » où absolument toutes les pensées sont vues dans l’instant pour ce qu’elles sont, de simples pensées.
    C’est très doux, très léger, d’une lucidité totale avec cette sensation que plus jamais aucune identification ne reviendra. Tout coule, tout s’écoule naturellement.
    Et inéluctablement, après un temps plus ou moins long, l’impression d’une identification revient.
    En réalité le « moi » n’est pas revenu, il n’a jamais existé. Simplement des pensées crues liées à des conditionnements plus profondément ancrés et jusque-là enfouis sont mises en lumière sous le feu du Regard ouvert.
    Je précise que le regard n’est pas un mouvement, une action du corps mental. Il est Ce Que Je Suis, et en ce Regard toutes les illusions se résorbent.
    Le regard se pose sur les conditionnements, la vision s’affine.

    S’éveiller du « moi » est un début, c’est la première croyance qui s’effondre, toutes les autres ne tombent pas en même temps. Les peurs et résistances qui nous accompagnent depuis que nous sommes enfants sont souvent très profondes.

    Dans mon expérience, l’effondrement de la pensée « moi » a été suivi de la vision de l’irréalité, de la transparence du monde.
    Il y a une progression dans le temps, « en apparence ». Chaque illusion, chaque croyance commence à se fissurer, ce sont comme des voiles qui se lèvent progressivement.
    Les tendances mentales latentes liées aux conditionnements du corps mental sont mises à jour et tombent d’elles-mêmes.
    « Vous êtes dans la gueule du tigre », disait Poonja.

     


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  • L'insatisfaction, une tristesse de fond récurrente, une vague impression de mal être au réveil qui peut colorer la journée entière ....sont des sentiments que nous connaissons et ressentons tous plus ou moins consciemment et intensément à certains moments de notre vie.

    Ces impressions ne proviennent pas, comme nous le croyons, de ce que nous n'avons pas et qui nous manquerait, de ce que nous voudrions changer dans notre quotidien, mais du simple "oubli" de notre nature profonde.

    Elles résultent du sentiment subtil de séparation. Ne le croyez pas réel, il demeure une simple impression déjà pleinement accueillie, déjà pleinement embrassée en Cela même que vous Êtes, Conscience.


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  • "Prendre refuge dans le Bouddha" n'est pas fuir l'existence et se réfugier dans une tranquillité d'arrière plan pour éviter plus ou moins consciemment de ressentir ce qui m'habite. Ce calme transitoire est une fuite, un refus d'être avec ce qui se présente.

    "Prendre refuge dans le Bouddha", c'est vivre en tant que Conscience pure, quels que soient les évènements qui jalonnent la vie.
    Cette Conscience, qui emplit et anime alors notre corps a un pouvoir de transformation très puissant.
    En elle les émotions dites négatives perdent leur aspect souffrant, elles sont perçues comme des vibrations vivantes et deviennent alors cristallines, épurées, transparentes.
    Il me vient souvent le mot d'une "alchimie".
    On peut dire alors que Cela qui est éternellement éveillé se réalise, se manifeste.

    Cette intégration au coeur même de l'être est magnifique et transcendante, car alors les vagues de l'existence restent des vagues mais elles ne sont plus saisies, elles passent et sont même magnifiées par la Conscience.
    La souffrance n'est alors plus souffrante, c'est ce qu'on appelle "la fin de la souffrance".
    Peu importe ce qui est vécu, la multiplicité des formes, sensations et couleurs est un tableau éphémère sans cesse renouvelé que je vis pleinement mais sans m'y attacher.
    A la fois l'incarnarnation est encore plus vivante qu'avant et à la fois il n'y a plus d'accroche ou identification avec ce qui se vit.

    La Lumière inhérente à l'état vierge de tout conditionnement brille et éclaire le monde.
    Il y la douceur d'une tristesse, la force d'une colère, la fragile subtilité d'une fleur des champs...
    aucune différence,
    identique beauté,
    Conscience Pure.

     


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