• TEXTES

     

     Un livre est en cours d'écriture, c'est une grande joie :))

    Quelques textes de ce blog y seront retranscris.

     

  • L'impression de va et vient de la conscience n'est qu'une impression, elle n'est pas la réalité.

    C'est simplement l'habitude de s'identifier au perçu qui donne l'impression de va et vient de la conscience.

    Soit il y a tension de l'attention vers le perçu, et alors seul le perçu est pris pour le "réalité",
    soit il y a détente de l'attention en soi, un peu comme si un élastique tendu semblait revenir à sa position d'origine, alors attention et conscience ne font plus qu'un.
    Il est réalisé à cet instant qu'il n'en a jamais été autrement.
    La séparation n'est qu'une impression.
    Il n'est qu'Unité, Un sans deux


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  • Avez-vous remarqué ?

     

    Lorsque nous regardons « à l’intérieur de nous-même », que nous entamons une démarche d’introspection, il y a toujours ou presque une finalité à cette démarche.

    Nous allons « regarder » avec l’intention d’arrêter de souffrir,  avec l’intention de calmer le mental ou faire taire les émotions négatives…enfin !

    Cette investigation se met en place suite à une insatisfaction avec le désir de trouver la paix qui, pense-t-on, ne peut être réalisée, là maintenant.

    Ce regard dans le but de…est ce que l’on appelle une stratégie mentale. Il  n’est pas le Regard souvent nommé Être profond, Conscience, Présence.

    Il est parfait de vouloir se sentir mieux, plus joyeux, mieux dans sa peau, plus tranquille.

     

    Le fait est que ce regard part toujours de l’idée qu’il y a un « quelqu’un » pour avoir un contrôle sur ce qui survient.

    Vérifiez dans votre propre expérience si cette pensée est vraie et si effectivement il est en votre pouvoir d’éloigner la souffrance à tout jamais et de modeler la réalité à votre convenance !

     

    En effet, si le regard peut permettre une trêve plus ou moins longue à l’expérience douloureuse de la souffrance, les vagues existentielles demeurent à jamais des vagues et il ne peut être trouvé une permanence dans ce qui est par nature impermanent.

    Ainsi dit-on de ce regard, puisqu’il est « sous conditions », qu’il n’est pas libre.

     

    Il est un tout autre Regard.

    Ce Regard n’est pas une chose, il n’est pas un sujet ni même un regard.

    Il n’est pas non plus lié à la personne.

    On pourrait dire de lui qu’il est neutre, impersonnel et hors de tout état.

    Il ne demande rien, ne retient rien, n’écarte rien, n’exige rien.

    Il est, simplement, sans avant ni après.

    Une densité absente de projection,

    Un silence, une présence pleine d’elle-même,

    Ici les mots n’ont plus de sens mais résonnent et fusionnent en lui.

     

    Ce Regard est ce que nous sommes !

    Pouvez-vous laisser résonner ces mots et les laisser s’effondrer jusqu’à découvrir cela ?

    Laissez votre nom, votre histoire, vos pensées être absorbées en ce silence-Regard jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que Regard.

     

    Et en tant que Cela,

    Réaliser que tout apparaît en mon sein,

    Réaliser que je suis accueil permanent de l’expérience,

    Réaliser que je ne suis pas affecté par ce qui arrive,

    Réaliser que je reste pur, intact, vierge quelle que soit l’émotion qui émerge.

    Réaliser aussi que non seulement j’embrasse les sensations, émotions, pensées mais surtout qu’il n’y a aucune distance, aucune séparation entre ce que je suis et le  corps, aucune distance entre ce que je suis et les émotions, aucune distance entre ce que je suis et les sensations, aucune distance entre ce que je suis et Voir.

     

    Alors même percevant et perçu s’effondrent,

    Il n’y a plus d’identification au perçu,

    Plus de recherche de refuge et de stabilité dans le percevant non plus.

     

    Demeure la conscience pure.

     

    Cette reconnaissance est sourire,

    Elle est joie en Soi.

    Elle "engendre" la détente corporelle.

    La lutte contre ce qui est vécu a disparu.

    Les tensions permanentes s’estompent.

    Le désir de contrôler ce qui déjà est embrassé par nature s’est évanoui.

    L’aspect souffrant de la souffrance n’est plus.

     

     

     

     

     

     


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  • Pouvez vous voir une profondeur, un intérieur extérieur, un avant après, un devant derrière, un début une fin, un centre, un endroit à Soi ?

     

    Il n'y a aucune distance entre Soi et l'odeur de l'herbe fraichement coupée,
    Il n'y a aucune distance entre Soi et le coeur qui bat,
    Il n'y a aucune distance entre Soi et la sensation de chaleur du soleil sur la peau ou la sensation d'angoisse dans le corps,
    Il n'y a aucune distance entre Soi et la vision de l'enfant qui joue sur le sable,
    Il n'y a aucune distance entre Soi et la pensée d'être heureux ou malheureux,

     

    Il n'y a aucune distance,
    toujours que Soi !

     

    Si Soi faisait l'expérience d'une sensation, d'une pensée, d'une émotion, il y aurait d'une part Soi "sujet" de l'expérience et d'autre part les objets de l'expérience "en dehors".
    Il n'y a toujours que Soi !
    Tout comme l'eau si intime avec elle-même qu'elle ne peut se connaître à l'extérieur d'elle-même,
    Soi est tellement intime avec lui-même qu'il ne connait que lui-même.
    Il n'y a toujours que Soi !
    Gratitude.

     


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  • Avant d'être une personne dans le monde avec un nom et des caractéristiques particulières, " Je Suis".

    L'éveil, c'est de passer de la compréhension intellectuelle de cette phrase à l'expérimentation directe de cette Réalité.
    Laissez simplement résonner "Je Suis" , laissez la conscience d'être vous "emplir" jusqu'à prendre toute la place.

    Ne dirigez pas l'attention "vers", mais plutôt laissez la se détendre :
    N'écoutez pas les pensées qui surviennent, ne retenez pas les images qui se superposent, ne vous concentrez pas sur une sensation particulière du corps.

    Subsiste alors ce que l'on appelle une "a-perception" . Quelque chose est là mais vous ne pouvez rien en dire, vous ne pouvez pas non plus la capter.
    Demeurez simplement en tant que cela.
    Car c'est ce que vous êtes, on pourrait dire sans aucun "artifice".
    Je Suis, Conscience d'être.
    Puis lâchez même les mots "je" et "suis".
    Se dévoile alors ce que vous êtes intimement et simplement,
    Votre vrai visage.

     

     

     


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  • La souffrance est toujours liée à une impression de séparation qui crée de la distance, un "en dehors de".
    La souffrance est toujours liée à un désir d'"autre chose" :
    un autre temps,
    un autre monde,
    une autre personne,
    une autre pensée,
    Un autre corps...
    Une autre sensation
    une autre expérimentation...

    Ce désir est en réalité une pensée de désir qui arrive là dans l'instant.
    Et lorsque cette pensée est saisie et son contenu pris pour la réalité, alors l'expérience de l'instant est comme voilée.

    Par définition, autre chose est ce qui n'est pas là, il n'a donc pas d'existence propre.
    Et ce n'est pas l'absence d'autre chose qui vous fait souffrir mais l'idée que l'absence doit cesser, l'idée que je ne peux être heureux si....

    Où est la souffrance lorsque vous "êtes", simplement, sans ajout mental ?
    Où est la souffrance lorsque demeure l'instant tel qu'il est, sans idée à propos de ce qu'il devrait être?

    Il n'y a que cet instant.
    Présence.
    Cet instant est ce que nous sommes

     


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  • Le non attachement n'est pas le "détachement existentiel" ou une fuite dans une conscience d'arrière plan.
    Le non attachement est libre de l'attachement et du détachement.
    Il est vécu plein de l'instant sans plus aucune idée d'une quelconque attache.

    Il est alors réalisé clairement que attachement et détachement ne sont qu'une conception mentale.
    Et que la souffrance vient justement de la croyance qu'il y a possibilité d'être attaché.

    L'éveil n'est pas une modification de l'expérience.
    Il est perception différente de la réalité. Et dans cette perception, les opposés s'effacent, ils perdent leur caractère souffrant


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  • Simplement lâcher l'attention vers...
    les pensées,
    les sens du corps,
    les perceptions,
    Lorsque l'attention se résorbe en elle-même, lorsqu'elle se détend de toute fixation, vous allez découvrir un silence.
    Il est si proche et tellement là que vous n'y faisiez même pas attention.
    Un silence, jusque-là quasiment ignoré, voilé par les tensions de l'attention sur un "autre chose".
    Ce silence est trésor, un trésor à "cultiver", à laisser être.
    Fusionnez avec ce silence,
    C'est-à-dire voyez que vous n'en êtes pas séparé, différent.
    Découvrez qu'il emplit tout, qu'il est porteur du monde,
    Puis découvrez qu'il "est monde.
    Ce silence est guérisseur des blessures du monde,
    Il est guérisseur des blessures de l'âme.
    Car ce silence est Amour même,
    Il infuse la matière,
    il étreint le monde,
    Il épouse la forme,
    Il est tout.
    Sans aucune préférence.
    Sans aucune intention.
    Sans aucune demande ni exigence.
    Une communion intime.
    Il est Cela même que nous sommes.

     


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  • Souvent nous croyons que faire l'expérience constante de "Ce qui Est" est la preuve de la réalisation complète, et surtout le moyen ultime d'éviter la souffrance définitivement et d'être dans l'amour inconditionnel.

    Nous croyons, nous croyons mais nous ne voyons pas clairement.

    Car Ce qui est n'est pas "sous conditions"!
    Et Ce qui est ne peut être utilisé comme stratégie pour se débarrasser de ce que l'on ne veut pas!
    Ce qui Est n'est pas un sujet, ce n'est pas non plus une chose.

    Ce qui Est est l'essence même de toute apparence.
    Nous sommes donc cela.
    Il n'y a pas besoin d'une expérience particulière constante pour être déjà cela.
    Il n'y a pas besoin d'essayer de le maintenir consciemment pour être déjà cela.
    Tout effort, toute tentative dans le but de... est simplement une récupération mentale liée à une volonté personnelle de modifier l'instant.
    L'instant est toujours parfait tel qu'il est, même dans son imperfection existentielle la plus criante, car il est Ce qui est.

    L’organisme, lui, en fait parfois l'expérience, le conscientise et parfois il oublie.
    Et cela ne change rien à Ce qui Est.
    C'est toujours Ce qui Est.
    L'expérience va et vient.
    Et cela ne change rien à Ce qui Est.
    Ce qui Est est toujours conscient de lui-même en tant que lui-même.

    C'est toujours Ce qui Est,
    Car il n'y a que Ce qui Est

     


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  • Il n'y a pas de " moi" donc il n'y a rien à faire
    Tout est moi.
    Le monde est en moi.
    Il n'y a rien ici.
    Cela qui Est est vacuité pleine.
    La transparence des choses.
    Il n'y a pas de sens à la vie
    Tout est déjà là...

    Essayer de comprendre mentalement ces phrases n'a aucun effet sauf celui de renforcer le mental, les idées que vous avez à propos de l'éveil.
    Cela n'est pas expérimenter, vivre Cela.

    D'un point de vue individuel c'est à dire tant que la croyance d'être "moi", corps mental n'a pas été vu comme une croyance, cela ne peut être perçu car vous cherchez à percevoir en tant qu'élément du rêve.
    C'est alors "moi" qui cherche à voir, à m'éveiller.
    L'impression de séparation est déjà effective.

    Et c'est cette impression même qui a besoin d'être déracinée.

    Voyez plutôt en quoi tout élément du rêve apparait, y compris "moi" et,
    Depuis et en tant que Conscience, alors la perception directe de ce à quoi renvoient ces phrases sera révélée.


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  •  La réalisation qu'il n'y a pas de "moi auteur" aux actions, ou, dit différemment pas d'individu séparé, est ce que l'on appelle "l'entrée dans le courant".

    Cette réalisation n'est pas une fin comme la plupart des chercheurs ont tendance à le "penser".
    Elle est au contraire un commencement : le commencement de la vie en fonction de notre vraie nature.
    Comme un enfant qui apprend à marcher, elle aura besoin d'être pleinement intégrée, incarnée dans la matière apparente.
    Il y aura des balbutiements, des actions qui se poseront comme si il y avait encore quelqu'un aux commandes.
    Ne croyez pas alors que le "moi" est revenu, que la réalisation a disparu ou que vous avez oublié ce qui a été perçu.
    Il n'en est rien. L'ancien fonctionnement est simplement tenace. Il est comme une montre dont les aiguilles tournent toutes seules, sans avoir besoin d'actionner un quelconque bouton.

    L'important est alors de ne pas "croire" à ce vieux rouage qui commence à rouiller, à s'effilocher.
    Alors simplement et toujours revenir à l'instant : que suis-je réellement ?
    Être cela.
    Même si l'élément du rêve, "moi", ou l'histoire paraissent terriblement réels, denses il n'en est rien en vérité, cela n'est qu'une illusion.
    Comment une illusion déjà perçue comme une illusion peut-elle redevenir réelle ? Cela n'est pas possible.

    Viendront ensuite d'autres réalisations.
    Vacuité, irréalité et transparence du monde, vide plein. Ne vous attachez pas aux réalisations de ceux qui partagent, n'en faites pas des buts à atteindre. La réalisation est Une mais les teintes qu'elle revêt diffèrent en fonction de chacun.
    Lorsqu'il est d'abord perçu que je suis Conscience embrassant le monde, demeure subtilement un point d'où part l'expérience. Même si la conscience n'est pas de l'ordre d'un objet du monde elle n'en demeure pas moins sujet. Il y a subtile dualité.
    Et puis un jour tout centre s'efface. Il y a absorption totale en ce qui est. La vacuité fusionne avec l'expérientiel, la vacuité épouse la forme.

    Alors il est donné de réaliser à cet instant qu'il n'y a jamais eu deux, jamais aucune fusion en réalité. C'est une véritable grâce.
    Il n'y a toujours eu qu'Un, une seule Substance, une seule Essence, Cela qui Est. Pas de centre, aucun point focal d'où part l'expérience, et des apparences, un monde qui en réalité ne sont pas.
    Ne croyez pas alors que ces apparences, aussi illusoires soient-elles, sont exclues, rejetées ou niées.
    Bien au contraire elles sont sans substance et à la fois sublimées, honorées, aimées, elles sont Essence même !
    Cette réalisation là aura aussi besoin d'être intégrée, de maturer, d'imbiber l'expérience. Il y aura encore des balbutiements.
    Mais toujours aucun retour en arrière possible.

    A jamais il ne sera plus perçu que l'essence, sans personne pour percevoir.
    Qu'il y ait joie ou peine n'y changera rien, qu'il y ait souffrance ou bonheur n'y changera rien, qu'il y ait tranquillité ou agitation n'y changera rien, qu'il y ait sensation ou croyance d'être quelqu'un n'y changera rien, qu'il y ait croyance en un monde ou non n'y changera rien.

    Il n'est qu'Essence.
    Cette Essence est l'Amour inconditionnel.

    L'Amour Est ,
    Eternel instant.
    Il n'y a que Cela.  
      

    Gratitude.

    Marion

     


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